Janine Ladet

mariée, ccn, Ste Foy-lès-Lyon

Prmière fraternité de quartier

Beaucoup de joie à se retrouver !

En 1978, le cardinal Albert Decourtray demandait à notre frère Emmanuel Payen de prendre la responsabilité de la Paroisse de La Duchère à Lyon, quartier construit dans les années 1960 après la fin de la guerre d’Algérie pour accueillir les rapatriés, donc d’une grande diversité culturelle et sociale Emmanuel a dit qu’il voulait bien accepter à condition qu’une fraternité de la Communauté l’accompagne.

Et voilà comment notre petite fraternité s’est installée à La Duchère à l’automne 1978. Marie-Louise Chaveyriat vivait déjà sur le quartier, Jean et Mado Taveau, Claire Daurelle, Bernadette Marchand et moi-même avec ma fille de 14 ans nous avons emménagé à La Duchère. Jean et moi-même avions encore une vie professionnelle.

Vie de la fraternité.

Nos appartements étaient proches et nous pouvions nous rencontrer facilement, nous entre-aider, avoir des temps gratuits. Notre vie fraternelle s’articulait autour de quatre offices dans la semaine : deux le matin chez Jean et Mado et deux le soir chez Claire. Nous avions beaucoup de joie à nous retrouver pour prier et nous mettre à l’écoute de l’Esprit Saint pour accueillir notre mission sur ce quartier.

Le mercredi soir, un repas (dans la Communauté nous avions la réputation de faire de la bonne cuisine) nous rassemblait avant notre temps de partage fraternel.

Vie de la Paroisse

La Paroisse avait quatre églises dont une avait été fermée et est devenue une Maison de l’Enfance.
La présence d’Emmanuel a facilité notre insertion sur la paroisse. Naturellement nous avons rejoint les équipes existantes ; préparation au baptême, liturgie, aumônerie …
Claire était permanente pastorale et en charge des aumôneries. Cela facilitait aussi l’insertion.
Avant notre arrivée, il existait un petit groupe de prière avec, entre autres, Marie-Louise. Ces personnes priaient pour que d’autres viennent les rejoindre. C’est ce que nous avons fait et le Seigneur a amené de nombreuses personnes du quartier et des environs. Nous nous retrouvions dans la crypte de l’Eglise du Plateau tous les mardis.
Ce groupe de prière Communautaire était un lieu de rencontres fraternelles du quartier, il était riche de sa diversité. Nous participions aux rencontres trimestrielles de tous les groupes de prière de la région, à Neuville

Autres engagements

En plus de la Paroisse, Jean et Mado étaient très présents au Centre social du quartier, dans l’alphabétisation entre autres. Certains d’entre nous participaient également à l’accueil des migrants que proposait le Foyer protestant.

Quelques années plus tard des familles nous ont rejoints : Fossier, Poussin, Cote, Jacqueline Martin.
Ce que je retiens de cette première fraternité de quartier c’est une grande unité entre nous, une grande joie d’être ensemble au service du Seigneur dans l’Eglise.  J. L.

Cet article fait partie du numéro 78 de la revue FOI

LE CHEMIN NEUF FÊTE SES 50 ANS

septembre-octobre-novembre 2023

Vie de la Communauté  

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