Sr. Magali Raoul

ccn, responsable de l'Institut Théologie des Dombes

1 septembre 2021

Vie spirituelle

La prière d’alliance des responsables

La « prière d’alliance », exercice ignatien de relecture, est un moyen très simple pour prendre soin de sa vie spirituelle. Sr. Magali Raoul, elle-même responsable d’un lieu de formation, la recommande à ceux qui portent une charge, afin d’allier responsabilité et vie spirituelle. Elle s’inspire de plusieurs auteurs, dont St Ignace de Loyola et D. Bonhoeffer pour nous rappeler la valeur spirituelle de la mémoire.

Bienfaits de la relecture

Pour les Jésuites, la prière la plus importante n’est pas l’oraison avec un texte, mais la prière d’alliance, c’est-à-dire l’exercice de la relecture. Pourquoi ? Pour Pierre Gouet, sj, la prière d’alliance est la prière du disciple de Jésus : elle le dispose à être en présence de Dieu, à faire mémoire des différents moments de la journée, à faire le point sur les motions et se laisser conduire pour trouver Dieu en toutes choses (cf Ad amorem, contemplation centrale de la spiritualité ignatienne). La prière d’alliance est aussi une excellente occasion de prendre en compte nos motions intérieures, comme nous le verrons plus loin. Le mouvement général de la prière d’alliance est celui de la relecture. Cette tradition n’est pas chrétienne au départ, puisque les philosophes stoïciens la pratiquait déjà. Mais, elle prend un sens particulier dans le judéo-christianisme : la relecture de l’histoire est une manière de faire mémoire de l’alliance de Dieu avec les hommes. Cet exercice est le fondement des Ecrits de l’Ancien Testament (récit de la sortie d’Égypte et autres hauts faits du Seigneur pour son peuple). Dans la tradition chrétienne, on trouve aussi, par exemple chez Augustin ou Thérèse d’Avila, cet exercice de relecture de la manière dont Dieu nous conduit. Celui qui est au centre, c’est Dieu. Comme l’écrit Bernard Mendiboure, sj, il s’agit de : retrouver le rôle spirituel de la mémoire comme source de l’action de grâces et de l’adoration, de vivre le récit comme révélation de l’amour gratuit de Dieu.

L’enjeu de la relecture n’est pas notre propre perfection, mais l’alliance que nous faisons jour après jour avec Dieu qui nous précède sur ce chemin. Dans le livre de Josué, au chapitre 1, 2-7, on assiste au passage de témoin entre Moïse et Josué, et le Seigneur exprime Sa fidélité dans l’alliance : « Sois fort et courageux, car c’est toi qui donneras comme patrimoine à ce peuple le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. Oui, sois fort et très courageux ; veille à agir selon toute la Loi que t’a prescrite Moïse, mon serviteur. Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche afin de réussir partout où tu iras. Ce livre de la Loi ne s’éloignera pas de ta bouche ; tu le murmureras jour et nuit afin de veiller à agir selon tout ce qui s’y trouve écrit, car alors tu rendras tes voies prospères, alors tu réussiras. Ne te l’ai-je pas prescrit : sois fort et courageux ? Ne tremble pas, ne te laisse pas abattre, car le SEIGNEUR, ton Dieu, sera avec toi partout où tu iras. » La relecture nous invite à un déplacement du regard, de soi vers Dieu, pour s’ancrer dans l’alliance.

La prière d’alliance, une pratique simple

Nous devons au P. Gouet, sj, d’avoir renouvelé la prière en la faisant passer de l’examen de conscience à la prière d’alliance. En pratique, il s’agit d’un vrai temps de prière qui doit commencer par un temps de mise en présence pour éviter de se regarder et plutôt demander la grâce de reconnaître comment j’ai accueilli la présence de Dieu dans cette journée. Pour entrer dans un mouvement de relecture avec Lui, le P. Gouet propose trois étapes : • Louer le Seigneur, faire acte de foi dans sa présence et être dans la gratitude. La gratitude est le sentiment d’avoir beaucoup reçu et d’être l’objet d’une attention singulière de Dieu. • Regarder comment je suis passé(e) à côté de la grâce, tombé(e) dans les pièges de la peur, du découragement, de l’égoïsme … Je vis alors un retour vers le Seigneur. • S’offrir au Seigneur en toute confiance, confier un souci, tout remettre en son amour. Demander la grâce de repartir avec lui, ne pas vivre de séparation entre ce que je vis et ce que je prie. Enfin, il nous conseille de prendre des notes, les points de vigilance qui apparaissent, pas forcément les choses les plus visibles a priori, mais des répétitions jour après jour. Il faut être attentif à éviter deux erreurs pendant la prière d’alliance : s’examiner selon des normes générales, alors qu’Ignace part de ce qui est unique dans cette personne que je suis ; juger sa propre personne et scruter sa propre condition de pécheur, alors qu’Ignace dépasse cette perspective pour découvrir comment Dieu se révèle lui-même dans ce qui se passe en moi et dans ce qui arrive autour de moi.

La prière d’alliance et la responsabilité

Lorsque l’on est en responsabilité, il est nécessaire de s’interroger fréquemment pour savoir si c’est toujours Dieu qui nous conduit, en particulier dans notre façon d’exercer notre responsabilité. Pour moi, le réel enjeu pour un(e) responsable dans la prière d’alliance, c’est d’examiner devant Dieu ce qui le ou la traverse, c’està- dire ce qui occupe son esprit le soir, pour en faire le tri devant Dieu. C’est une façon d’exercer ce déplacement de moi vers Dieu. Il ne s’agit pas forcément d’une relecture chronologique de la journée, mais plutôt une étape dans laquelle je vide mon sac pour distinguer ce qui est de l’ordre de moi, mes sentiments, plus ou moins superficiels, et ce qui est une motion, consolation ou désolation. L’objectif est de repérer d’un côté la conduite de Dieu dans la consolation, et d’un autre côté la tentation de l’Adversaire qui inquiète, qui trouble pour de fausses raisons. Donc c’est comme une étape préalable, avant le classique « merci ». Je vois la prière d’alliance d’abord comme un tamis, qui permet de se mettre sous les yeux tout ce qui nous agite et de recueillir les pierres précieuses de la journée. Pour moi, cette première étape est la plus importante : la mise en présence de Dieu qui prend soin de moi, qui, dans Sa Providence, veille sur moi et sur ceux dont j’ai la charge. « N’est-ce pas au moment où nous quittons notre travail et où nous nous remettons entre les bonnes mains de Dieu, que nous pouvons le plus profondément mesurer sa puissance et sa providence ? N’est-ce pas quand nous sommes au bout de notre propre travail que nous sommes le mieux à même de demander à Dieu sa bénédiction, sa paix et sa protection ? quand la fatigue nous saisit, Dieu lui, continue d’agir. ‘Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël’ (Ps 121,4) » (D. Bonhoeffer, De la vie communautaire, p.71). On a chacun une image en tête associée à cette foi que Dieu veille sur nous. Pour moi, c’est une petite statue en bois faite à Madagascar et offerte par une accompagnée, qui représente un petit enfant dans une grande main, comme la main de Dieu.

Vient ensuite cet examen de ce qui m’habite, comme une étape préalable à l’action de grâce : être attentif à ce qui me traverse, faire le tri entre ce qui vient de moi, ce qui vient du bon esprit et ce qui vient du mauvais esprit ( cf. « Les trois sortes de pensée », Exercices Spirituels, 32). Du point de vue humain, on peut examiner devant Dieu trois dimensions bien classiques : physique, psychique et spirituelle (notre péché). Cela peut nous aider à prendre conscience qu’on est simplement fatigué, et qu’il ne faut pas épiloguer trop longtemps, parce qu’après une bonne nuit de sommeil ou un temps de pause on verra les choses autrement. C’est très important de commencer par là : prier pour se rendre compte qu’on a besoin de se coucher plus tôt, par exemple.

Sur un plan plus psychique, la relecture révèle souvent nos angoisses de responsable. Par exemple, je suis énervée depuis le dîner à cause d’une discussion menée par un frère qui est dans la critique d’une décision prise pour la maison. Pourquoi suis-je énervée ? Qu’est-ce que cella vient toucher ? Quelque chose de très humain, parce que par sa parole il me remet en cause comme responsable ; ou bien je me sens démunie, je vois que le frère ne va pas bien mais je ne sais pas comment l’aider, j’ai peur de ne pas être un bon responsable ?

Lorsque l’on est en responsabilité, il est nécessaire de s’interroger fréquemment pour savoir si c’est toujours Dieu qui nous conduit, en particulier dans notre façon d’exercer notre responsabilité.

La relecture peut toucher aussi notre péché, le péché d’orgueil souvent, car on aimerait bien être reconnu comme un bon responsable ! L’adversaire nous tente, à longueur de temps, c’est son seul boulot et la seule chose qu’il puisse nous faire. Il me faut repérer mes points plus fragiles, qui sont souvent déclenchés par d’autres. Ici encore Bonhoeffer peut nous aider à mettre des mots : souvent, dans notre fatigue ou nos angoisses, ou bien face à notre péché, le tentateur peut nous faire croire que nous sommes seuls, et Bonhoeffer nous invite à nous appuyer sur les frères et sur l’Esprit Saint : « C’est précisément dans les moments où le vide intérieur, la fatigue ou une faute personnelle nous incitent à déserter notre poste, que nous avons à apprendre ce que signifie le fait d’avoir une charge à l’intérieur de la communauté et que, de leur côté, les frères doivent nous porter dans notre faiblesse et notre capacité à prier. Peut-être qu’alors se vérifiera la parole de l’apôtre Paul : ‘Nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières, mais l’Esprit Saint lui-même intercède par des gémissements ineffables’ (Rm 8,26) » p.62.

Après ce premier tri, il faut aussi reconnaitre le passage de Dieu dans l’examen des motions qui affleurent, à savoir la consolation et la désolation. Repérer ces signes souvent discrets d’une paix et d’une joie profonds, d’un accroissement de foi, de charité et d’espérance. Pour moi, le signe le plus clair de la consolation, c’est lorsque j’ai envie de servir mes frères, j’ai de l’espérance pour eux, parce que je suis plus proche de Dieu et donc de la manière dont Lui les voit. Nous sommes ainsi invités à discerner dans nos expériences de la journée, dans ce qu’il en reste le soir, la proximité de Dieu et ce qui fait obstacle de notre part. Par exemple, le soir je suis toute désolée par un mail reçu qui m’annonce une complication, mais en fait en examinant ce qui m’habite, une fois que j’ai nommé que le mail n’est pas une catastrophe … bref, une fois que j’ai passé ce gros tas de sable qui obscurcit tout dans ma tête au travers du tamis, je vois que ma journée a vraiment été bénie par le Seigneur dans tout un tas de petites choses, et même que j’ai reçu une intuition importante pour tel ou tel aspect de ma vie. A l’inverse, je peux réaliser que la tension que je ressens à la fin de la journée est en fait un aiguillon de ma conscience pour me faire comprendre que je suis en train de prendre une mauvaise décision vis-à-vis d’un frère. En y repensant, la consolation me revient, alors qu’elle a pu passer au deuxième plan. Etape fondamentale pour, d’un côté, bien reconnaître le passage de Dieu, et en particulier la consolation, et, d’un autre côté, pour reconnaître comment je peux faire obstacle à Dieu par ma façon de gérer ma responsabilité, souvent seul(e), sans Dieu.

Nous apprenons ainsi que la consolation est la boussole de notre vie spirituelle. « La joie qui vient de Dieu ne se laisse pas aisément circonscrire ou définir, elle surgit souvent de manière inattendue. Elle couvre un spectre très large, elle est de l’ordre de la jouissance corporelle la plus vive comme du toucher le plus délicat de l’âme » (Paul Legavre, sj). Il est très important de le pointer dans notre spirituelle ces moments où Dieu se communique directement. Telle est la « boussole » pour orienter toute notre vie. Mais, tous les états d’âme peuvent être causés par le bon ou le mauvais esprit, personne ne peut être sûr de la cause. Alors, il existe un petit truc : laisser du temps, car la lumière jaillit de la succession des états d’âme. Dans ce sens, il est important de noter l’évolution d’une pensée, d’un désir, d’une volonté, comme nous le conseille St Ignace. Etre attentif à la courbe d’une pensée, à l’enchaînement des idées : ça peut partir bien et être détourné en route. Si l’on compare l’évolution conduite par le bon esprit à celle conduite par le mauvais esprit, on peut constater, dans le premier cas une confusion, c’est-à-dire le sentiment juste d’indignité (« Eloigne-toi de moi, Seigneur, parce que je suis un pécheur », Luc, 5, 8), suivie d’un sentiment d’indifférence (la personne est prête à tout ce que voudra Dieu), pour aboutir à une paix profonde, qui a traversé le combat, un coeur désintéressé, une obéissance malgré les obstacles. Puis, vient l’étape du don de soi au prochain. La courbe du démon va en sens contraire : vanité, orgueil, puis trouble, colère, et découragement. Quelle place pour la croix ? Il ne faut pas confondre consolation spirituelle et confort, bonheur. C’est un écueil dans lequel on peut entrer, même quand on a un peu de bouteille : on ne sent plus rien, on n’a plus le même zèle ou le même goût, et on pense que c’est fini, ou bien qu’on a fait quelque chose de mal. La croissance spirituelle ne se mesure pas à l’absence de problème, ou de difficultés matérielles, psychiques, spirituelles. La vie spirituelle inclut la croix, les épreuves, la souffrance, le désert. Comme responsable, on a besoin de le reconnaître et d’être accompagné sur ce chemin, avoir un lieu où l’on peut partager sa difficulté et ses doutes, sans être jugé. L’une des vertus à cultiver comme responsable est la persévérance.

La consolation est la boussole de notre vie spirituelle

L’exercice de l’autorité dans une perspective spirituelle

Sur la question de l’exercice de l’autorité, la lecture des lettres d’Ignace me semble intéressante. Dans l’une d’entre elles, il s’adresse à un Jésuite un peu scrupuleux qui voulait tout régler, y compris la manière de sonner la cloche. Ignace répond en évoquant la hiérarchisation de l’autorité, ce qu’on appellerait aujourd’hui le principe de subsidiarité : ne pas faire ce que d’autres pourraient faire à un échelon inférieur. Une façon de faire confiance. Mais, ce qui m’intéresse ici c’est la fin du passage: « Ce n’est l’office ni du préposé provincial ni du Général de s’occuper des affaires dans le dernier détail. Quand bien même ils auraient pour le faire toute l’habileté possible, il est mieux d’y mettre d’autres qui ensuite pourront rendre compte au provincial de ce qu’ils ont fait ; celui-ci décidera, après avoir entendu leurs avis, en ce qu’il lui revient de décider. Si c’est une chose qui se puisse remettre à d’autres, tant pour la traiter que pour en décider, il sera bien meilleur de la leur remettre, surtout dans les affaires temporelles et même en nombre d’affaires spirituelles. Pour ma part, c’est la manière que j’observe, et j’éprouve à le faire non seulement aide et soulagement, mais aussi plus de tranquillité et de sécurité en mon âme. Donc, comme votre charge le demande, gardez l’amour et occupez-vous à considérer le bien universel de votre province. Pour les ordres qu’il faut donner à propos d’une chose ou d’’une autre, écoutez ceux qui pourront le mieux, à votre avis, vous donner leur sentiment. » (Lettre au Père Jacques Miron, le 17 décembre 1552, in Lettres, éd. DDB, p.286).

S’en remettre à d’autres permet non seulement de trouver « aide et soulagement » à un niveau humain, mais aussi pour « plus de tranquillité et de sécurité en mon âme ». On peut attendre de cet exercice un fruit spirituel : ne pas entretenir de souci, comme dans le passage de l’Evangile sur la Providence, « Cherchez le royaume et cela vous sera donné de surcroît ». Remettre Dieu à sa place. Ensuite Ignace donne deux conseils très simples pour conduire notre manière d’être responsable : garder l’amour, c’est-à-dire être conduit par la charité, être détourné de notre moi pour se tourner vers les autres ; et considérer le bien universel de la province (on peut remplacer par mission ou responsabilité …).

La foi que c’est Dieu qui conduit toute chose.

Cette attitude va de pair avec la foi que c’est Dieu qui conduit toute chose, d’où un dernier point complémentaire : prier pour ceux qui nous sont confiés et pour les choses à faire. Un « s’il te plait » un peu déployé et surtout orienté, non pas sur mon confort spirituel, mais sur ceux qui me sont confiés. A titre personnel, il m’arrive d’identifier le soir que je suis inquiète. C’est un mot qui me parle beaucoup, le contraire de la parole de Jésus citée plus haut : « N’entretenez aucun souci ! ». Il me faut identifier ce qui m’inquiète. En général, c’est une chose, une personne, une décision à prendre. Puis prendre le temps de la remettre dans l’intercession. On peut identifier quatre façons de prier « pour » : • « Seigneur, donne-moi la force de faire ce que j’ai à faire » : ça part de moi, je fais avec mes forces, et quand elles sont dépassées je crie au secours. • « Seigneur, règle ce problème, je ne sais pas quoi faire » : une sorte de défausse, j’ai dépassé mes limites, ce que je sais faire et je demande un miracle. • « Seigneur, donne-moi un esprit de discernement dans cette situation » : cela suppose qu’il y a des choses à discerner, de l’ivraie au milieu du champ, que je désire reconnaitre pour être plus attentive à l’oeuvre de Dieu. • « Seigneur, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite » : reconnaissance que c’est Dieu qui conduit mais qu’il a besoin de mon adhésion, une façon de se remettre entre les mains de Dieu, de se rendre attentif à sa Parole. C’est là la prière la plus juste. Si l’on résume la démarche : croire que c’est le Seigneur qui conduit toute chose, dire oui dans la foi, là où le Seigneur m’a semé(e) et me remettre entre ses mains.

Cet article fait partie du numéro 70 de la revue FOI

Mémoire et identité

septembre-octobre-novembre 2021

Formation Chretienne  

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