Micheline Bilas

mariée, ccn, Fort de France (Martinique)

Témoignages

« Mets ta main dans Ma main et viens !»

Elevée dans une famille catholique pratiquante, je m’étais éloignée de la foi pendant mes études universitaires. Je me suis mariée civilement en 1993 avec un homme athée et nous avons eu une fille en 1994.

En 1999, alors que j’étais en pleine tourmente car mon mariage battait de l’aile et que je vivais de la part de mon mari un harcèlement moral qui aurait pu me détruire, j’ai rencontré la Communauté du Chemin Neuf lors d’un temps d’évangélisation. J’ai ressenti que j’étais revenue dans la maison de mon Père. Les chants, les prières, la fraternité ont ouvert mon cœur et les larmes que j’ai versées m’ont libérée et lavée.

J’ai commencé à fréquenter le groupe de prière puis je me suis mise au service de retraites organisées par la communauté. J’ai appris à parler au Seigneur et à me laisser enseigner par Lui. J’ai pleinement vécu les paroles du psaume 62 : « Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler … ». Pour me restaurer, la parole du Seigneur dans Dt 30, 19 a été très importante : « Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ». J’ai compris qu’il me fallait pardonner pour entrer dans ce chemin de vie auquel me conviait le Seigneur. Je lui ai demandé de m’apprendre ce qu’était l’amour et à aimer. Petit à petit, le Seigneur a fait son œuvre de guérison en moi et le désir de l’aimer, de le suivre et de le servir a été de plus en plus intense.

En 2002, j’ai fait part à la responsable de la Communauté du Chemin Neuf à la Martinique de l’appel très fort que je ressentais à m’engager dans la communauté. Nous avons prié ensemble et elle m’a conseillé de demander au Seigneur une confirmation.

Pendant la nuit, une image m’est venue, celle d’un galet sur une plage qui se déplaçait au rythme des vagues. Ce galet est ensuite arrivé dans un coin de plage où se trouvaient d’autres galets. Le mouvement des vagues les amenait à s’entrechoquer mais, alors que dans le sable aucun changement ne s’était opéré dans le premier galet, j’ai réalisé que le frottement avec les autres galets l’avait rendu lisse, sans aucune aspérité.

Un premier chant est monté en moi : « Jésus m’a dit : « Mets ta main dans Ma main et viens, toute ta vie tu seras Mon témoin » et quand j’ai mis ma main dans Sa forte main, j’ai reçu de Lui la puissance de l’Esprit Saint ». Au matin, le chant « Va plus loin, même si tu te crois arrivé, va plus loin, le voyage est à peine commencé et la route est encore longue vers la fraternité et l’horizon de l’amitié » a été l’ultime confirmation dont j’avais besoin. J’ai débuté cette première année de noviciat en même temps qu’un frère qui est devenu mon mari en juillet 2004, puis nous nous sommes engagés dans la Communauté en juillet 2005. M. B.

Cet article fait partie du numéro 78 de la revue FOI

LE CHEMIN NEUF FÊTE SES 50 ANS

septembre-octobre-novembre 2023

Vie de la Communauté  

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