3 janvier 2023

Témoignages

Trois femmes témoignent de leur rapport à la maternité

Faut-il être mère pour être femme?

Amandine Fenet

Je ne suis pas mère… suis-je pour autant moins femme ? Aujourd’hui je peux dire que l’épreuve de l’infertilité, qui a pu attaquer ma féminité, m’a aussi permis de la recevoir de manière différente.

Au cœur de la souffrance, je me suis souvent considérée comme une « femme… en moins » : moins accomplie, moins généreuse, moins donnée… moins bénie aussi. J’ai eu tellement souvent le sentiment cruel d’être laissée au bord du chemin, d’être une oubliée de la bénédiction. L’alliance du Seigneur, qui s’était manifestée par une descendance après la longue attente pour Sarah, pour Rebecca, pour Anne, pour Elisabeth… n’était elle pas pour moi ?

Dans mon parcours de femme, la maternité ne s’est pas imposée comme une évidence, je rêvais plus du prince charmant que d’avoir beaucoup d’enfants ! Le désir de devenir mère a éclos à mesure que nous unissions nos vies avec Pierre. Dans notre projet de couple, rédigé à l’occasion de notre préparation au mariage, nous avons écrit que nous désirions fonder un foyer joyeux, ouvert sur le monde, accueillant pour nos familles, nos amis, et aux enfants qui nous seraient confiés. En même temps, et cette conviction intérieure commune a été un appui fort dans les moments de découragement, nous partagions la certitude que la vie sans enfant était possible, et même possiblement heureuse. Mais quand l’enfant a commencé à se faire attendre, la culpabilité a été d’autant plus grande que le désir avait mis du temps à naître. Mon désir était-il assez grand ? Assez sincère ? De quoi étais-je punie ?

Ce parcours que nous avons vécu avec Pierre dans l’espérance de fonder une famille a occasionné de grandes blessures, dans nos relations avec nos proches, et dans notre couple. Une chose qui blessait beaucoup mon identité de femme était le sentiment d’être réduite à ma difficulté à avoir des enfants. J’étais très humiliée par cela. J’avais besoin d’être écoutée dans la complexité de mes émotions, dans l’épaisseur de ma vie, qui ne se résumait pas à l’espérance d’enfant. Je mesure aujourd’hui que moi même je portais sur moi ce regard qui réduit et résume…

Dans l’épreuve, le Seigneur est fidèle. Au cœur même de la désespérance, je pouvais entendre Sa voix qui me disait qu’il y avait autre chose de grand à découvrir et que je pouvais avoir confiance en Lui. Je me rappelle un moment très fort vécu lors d’une retraite CANA à Boquen, où j’ai senti le regard plein de tendresse et de miséricorde du Christ sur moi qui me disait « Tu es féconde ». Le Seigneur m’a rappelé à ce moment-là qu’Il nous appelait d’abord à nous aimer Pierre et moi, pour annoncer ensemble son Amour pour le Monde. Nous ne serions peut-être pas féconds en mettant au monde des enfants, mais notre vie porterait du fruit, si nous restions dans l’unité. J’ai alors reçu comme une confirmation la très belle parole qu’adresse Elcana à son épouse Anne dans le livre de 1 Samuel 1, 8 : « Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ne manges-tu pas ? Pourquoi ton cœur est-il triste ? Et moi, est-ce que je ne compte pas à tes yeux plus que dix fils ? ».

Mais pour que s’accomplisse la promesse toute particulière du Seigneur pour moi, il m’a fallu renoncer au mensonge que mon identité de femme passait par la maternité accomplie et – cela va de soi – épanouie ! Et à la croyance que seule l’expérience de la maternité viendrait remplir mon désir de donner la vie. Il m’a alors fallu du temps pour recevoir pleinement pour moi cette parole d’Isaïe 54 donnée plusieurs fois par des frères dans la prière : « Crie de joie, femme stérile, toi qui n’as pas enfanté ; jubile, éclate en cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs ! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de l’épouse, – dit le Seigneur. Élargis l’espace de ta tente, déploie sans hésiter la toile de ta demeure, allonge tes cordages, renforce tes piquets ! » J’étais invitée à voir plus loin, à lâcher les images que je m’étais construites pour faire de la place ! Pour moi, cela est passé par la contemplation de la Croix du Christ lors d’une retraite à Bouvines. J’ai senti qu’il me fallait regarder le vide en face, prendre le temps d’entendre le silence, de sentir l’absence, la pauvreté de notre « famille de deux » avec Pierre, comme une invitation à rester accrochée à la croix, à la serrer contre moi, et même à l’aimer, pour que jaillisse une vie inattendue. C’est en faisant de la place dans nos vies bien remplies de travail, de relations et d’engagement, et en partant pendant une année pour faire la formation à Saragosse que nous avons pu confirmer notre disponibilité pour le Seigneur et nous mettre au service de la Communauté du Chemin Neuf à temps plein.

Comment décrire mon identité de femme aujourd’hui ? Je ne suis pas mère, mais en tant que femme, mon histoire de maternité m’engage pour le monde. Je veux, comme Marie – et je crois qu’il y a là quelque chose de très universellement féminin – m’accorder à l’extra-ordinaire, aux imprévus de Dieu, pour un davantage, une vie extraordinaire, dans la confiance qu’Il me précède.

Le célibat consacré, un chemin d’incarnation de mon « être-femme »

Marie Giron

Dans le contexte actuel de notre société, où célibat rime avec liberté sexuelle et indépendance, une personne qui veut engager toute sa vie à la suite du Christ dans le choix du célibat consacré pour Dieu souligne un paradoxe. Que peut signifier pour elle renoncer à une sexualité en acte ? Est-ce renoncer à une existence sexuée, à une sexualité ? Quelle forme prend alors sa vie relationnelle ? Est-ce un refus de donner la vie que d’accepter dans ce choix de ne pas vivre la maternité en donnant naissance à un enfant ? Comment être pleinement femme en choisissant le célibat consacré ?

Nous ne répondons pas à l’appel à la vie consacrée en dehors d’une vie sexuée, d’un corps sexué. Je n’ai pas renoncé à mon « être-femme » à partir du moment où j’ai prononcé les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance.

Nous ne répondons pas à l’appel à la vie consacrée en dehors d’une vie sexuée, d’un corps sexué. Je n’ai pas renoncé à mon « être-femme » à partir du moment où j’ai prononcé les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Dieu nous a tous créés homme ou femme, semblables et pourtant bien différents, il nous a créés en vis-à-vis de Lui et de l’autre sexe, et Il nous confie à chacun la tâche de rendre visible et de témoigner de ce don qui nous est fait d’avoir été créé homme ou femme. Comment la forme de vie que prend ma vocation de célibataire consacrée me permet de répondre pleinement, en tant que femme, à cet appel premier à vivre de communion et de don ? Dans le choix de la vie consacrée, la communion et le don ne sont pas visibles dans une relation particulière avec une personne de l’autre sexe, mais dans un amour et un don de soi qui tendent à devenir de plus en plus universels, à l’image de l’Amour de Dieu agape pour tous les hommes et toutes les femmes, un amour qui prend soin de tout homme comme un prochain et qui se donne pour lui. Ce soin, cet amour, ne se réalisent pas en dehors d’une manière d’être femme et d’être en relation, ni en dehors d’un corps qui endure, souffre, se fatigue, est consolé, éprouve de la joie, …
Si je m’engage dans la vie consacrée, j’engage toute ma vie « à cause du Royaume des cieux » (Mt 19,12), c’est-à-dire tout d’abord « à cause du Christ et de l’évangile »1. C’est lui que je veux choisir, suivre, imiter, dans la forme de vie du célibat que lui-même a choisie. C’est sa manière de faire, d’être en relation au Père et à ceux qui l’entourent, d’aimer, de se donner pour tous, d’annoncer la Bonne Nouvelle, d’exercer les charismes, de vivre la solitude, qui donnent des clés pour ma propre vie et un sens pour mon célibat. Christ a pris chair, dans un corps sexué, masculin. Il a été pleinement Dieu et pleinement homme et la théologie dans son histoire nous enseigne que cette tension est à tenir et à défendre. Si en tant que célibataire consacrée et comme tout croyant je suis appelée à être participante de la nature divine, ce n’est pas en dehors d’un chemin d’humanisation. C’est en regardant le Christ homme, sa manière de réaliser son humanité et en imitant cette humanité que je peux intégrer de plus en plus ma propre humanité.
Il arrive parfois que, plus ou moins consciemment, celui qui fait le choix du célibat consacré pense qu’à partir du moment où il prononce des vœux il sera comblé entièrement par Celui à qui il remet sa vie et libéré d’une certaine dimension corporelle (besoins, manque, etc). Si dans les premiers temps de la vie consacrée existe une illusion qui peut être bonne, nécessaire pour s’ancrer dans une relation solide avec Dieu, elle ne dure pas très longtemps. Les renoncements qui sont une conséquence de cette forme de vie, (renoncement à une vie en couple, à la maternité, etc…) tendent à être de plus en plus intégrés, mais nous ne pouvons pas nier qu’à certains moments ils sont davantage subis que choisis. A un âge où je pourrais être entourée de plusieurs enfants, comment ne pas éprouver parfois cruellement le vide laissé par une maternité qui m’appelle encore, et que la notion de maternité spirituelle ne vient pas remplacer totalement ? Souffrance peut-être partagée à ce moment-là avec toutes les femmes en espérance d’enfant.

La nature humaine comprend un manque fondamental. Dans la vie religieuse, penser que Dieu, un engagement, une mission, viendront combler le vide et le manque est une illusion. Il est facile de chercher plus ou moins consciemment à éviter ce manque ou à le combler (vie numérique, agendas saturés, relations fusionnelles, fuite dans un imaginaire ou dans une vie de prière qui occupe tout l’espace). Il s’agit donc de reconnaitre à la fois l’œuvre agissante de la grâce, et la condition de la nature humaine dans toutes ses dimensions. Le Christ n’a pas essayé d’écarter son humanité parce qu’il était Fils de Dieu. La tentation de survaloriser la grâce au détriment de la nature peut conduire à quelques écueils trop bien connus et pouvant mener à de vraies dérives : déni du corps et de la sexualité qu’un discours religieux amplifie parfois, non respect des limites, don jusqu’à l’épuisement, illusion de toute-puissance, etc. Imiter l’humanité du Christ, c’est être conscient jusqu’au bout de ma propre humanité : corporelle, spirituelle, psychique. Le Christ a tout reçu de son Père (Mt 11,27) mais il a aussi intégré son humanité jusqu’au bout. Les Evangiles nous rapportent qu’il a été un homme fatigué (Jn 4,6), en colère (Mt 21,12), un homme affecté humainement, qui sait pleurer (Jn 11,33 ; Luc 19,41) et a connu l’angoisse (Mc 14,33).
L’appel à être heureux, à porter du fruit en abondance est pour tous (Jn 15,8). Qui peut mesurer la fécondité que prend une vie, dans le mariage comme dans le célibat ? La forme de vie choisie par le Christ, dans le célibat, a été féconde car elle a été incarnation, don pour l’autre, relation, etc. La fécondité me sera donnée si cette forme de vie que j’ai choisie est tout d’abord un chemin d’incarnation de mon « être-femme » et d’humanisation sur lequel je peux apprendre à aimer et me donner toujours davantage, avec joie. Chemin qui n’évite ni la souffrance, ni la solitude, ni le manque, mais qui les intègre comme espaces laissés à la relation, au don de Dieu qui se donne, et au don de soi pour l’Autre.

La grâce d’être femme et d’être mère

Marie-Noëlle Gelebart

Le premier visage féminin qui m’apparaît, est celui de ma mère. Une femme joyeuse, dynamique et douce à la fois, constante, d’humeur égale. Elle était élégante, attentive à son apparence mais sans excès. Je me souviens, par exemple, qu’elle ne sortait jamais sans se mettre du rouge à lèvres ! Avec mon père, ils formaient un couple très uni : on voyait qu’ils s’aimaient. Croyante, elle a mis en pratique sa foi en s’engageant dans diverses activités et associations caritatives.

Mais elle avait perdu sa propre mère, très jeune, et cela n’a sans doute pas dû être si facile pour elle d’être maman. Elle avait peu de gestes de tendresse. Dans notre famille, nous étions quatre filles mais tout ce qui se rapportait à la féminité ou à la sexualité était tabou. A la puberté, le corps qui se transformait était ignoré. Aucune parole n’a accompagné ces changements. Ma mère ne m’a parlé des « règles » que le jour où je les ai eues, juste au moment d’un départ en séjour linguistique à l’étranger. J’étais donc désarçonnée et j’avais honte de cette féminité. Dans mon éducation, désirer plaire semblait déplacé et désapprouvé. Mais de mon enfance, j’ai surtout gardé, tout de même, de bons souvenirs : cette entente qui régnait entre mes parents et tout ce que j’ai vécu avec mes frère et sœurs. Être une femme et pouvoir être mère représentaient vraiment à mes yeux, des lieux de vie et de joie.

A l’adolescence, j’avais le désir de plaire à un homme, d’aimer et d’être aimée, et de bâtir une vie de couple solide. Mais je ne me projetais pas dans le fait d’être maman. Le mariage avec Yves a été un véritable appel du Seigneur, avec la certitude que c’était bien là ma vocation. Et avec lui, je me suis un peu réconciliée avec l’image de mon corps. En revanche, la maternité n’était, pour moi, à ce moment-là, qu’une conséquence logique de la vie conjugale.

Au début de mon mariage, je ne me sentais pas préparée à être mère à mon tour. Je n’avais pas d’exemples sous les yeux, de sœur, belle-sœur ni amies proches avec qui échanger sur ce sujet. Sans attentes spécifiques de la maternité, je n’étais donc pas pressée de devenir maman. J’appréhendais, aussi, les déformations de mon corps liées aux grossesses. C’est Yves qui a poussé pour que nous « mettions en route » notre premier enfant.  A la naissance de mon fils, quand la sage-femme m’a tendu ce bébé, il m’a regardé avec de grands yeux étonnés. Et j’ai eu le choc d’avoir l’impression de me retrouver en face d’un inconnu ! Je pensais que cet être, qui venait du plus intime de moi-même, me serait familier. Où était ce fameux « instinct maternel » que je croyais inné ? L’allaitement m’a permis de vivre cet attachement. C’était des temps d’intimité, de douceur et de tendresse.

Je ne crois pas avoir été une « mère poule » mais chaque fois que je confiais mes aînés à ma belle-mère, j’avais l’impression que c’était un peu comme si elle se les accaparait. Elle savait mieux faire : elle leur achetait de jolis habits neufs, leur cuisinait de bons petits plats…Je craignais peut-être, qu’ils ne s’attachent à elle plus qu’à moi. Il y avait comme une rivalité entre nous deux… Cependant, j’ai toujours beaucoup apprécié que mon mari s’occupe de nos enfants. La relation de chacun de nous deux avec eux s’est établie de manière complètement différente. Je dirais qu’il était moins proche, moins protecteur, plus direct et exigeant. Mais, pendant très longtemps, j’ai eu l’impression d’être une mauvaise mère . Je constatais sans cesse mes manques de patience et mes erreurs. Je réalisais à quel point j’agissais, le plus souvent, exactement à l’inverse de ce qu’il aurait fallu ! Que de culpabilités !

Heureusement, le Seigneur m’a vraiment rejointe, me disant combien Il était présent et s’engageait avec moi dans ce rôle de maman ! Faire partie d’un petit groupe de prière des mères, certaines années, a été un précieux réconfort. C’était bon, entre femmes, de porter nos enfants ! Et je me suis investie dans cette tâche et cet appel et j’y ai trouvé beaucoup de goût. J’ai retrouvé un esprit d’enfant et j’ai développé ma créativité. Aux anniversaires, je confectionnais un gâteau original, j’organisais des jeux ou des olympiades ! J’invitais beaucoup leurs amis. Leur joie était ma joie.
Cette « contagion » était valable, également, en sens inverse : J’ai remarqué, plusieurs fois que l’ambiance familiale était influencée par mon humeur. Lorsque j’étais énervée, rapidement l’atmosphère générale de la maison devenait pesante. De même, si j’étais partante pour tel projet, chacun s’en trouvait motivé.
Cependant, j’ai tout de même vécu des difficultés au sein de cet appel : temps de solitude, pour moi qui aime partager, face à des petits qui n’ont pas beaucoup de conversation ; désintérêt de certains devant mon quotidien très ordinaire. Plus d’une fois, dans des soirées, je me suis sentie inintéressante !
Il était donc important pour moi que ce rôle de mère ne soit pas l’unique but de mon existence, qu’il ne m’engloutisse pas ! Pour moi, il ne fallait pas que la femme, l’épouse, l’amie ou la sœur ne disparaisse derrière la maman.
Ainsi, j’ai toujours fait attention à « ma ligne », je me suis inscrite régulièrement à un cours de gym, j’ai aimé porter de jolies robes et de grandes boucles d’oreille, me « faire belle » pour une soirée… Avec Yves, nous avons gardé des temps spécifiques pour nous deux : prières et partages en couple, voyages…J’ai repris des études et passé des examens ! Je me suis investie dans différentes missions.
Aujourd’hui, mes enfants sont devenus de jeunes adultes et ils ont, un à un, quitté la maison. Il me faut donc être mère d’enfants devenus adultes. Mes filles sont devenues de belles jeunes femmes avec leur identité bien à elles et une féminité différente de la mienne. Je tâtonne encore pour trouver la bonne distance à avoir avec chaque enfant. M’intéresser, être présente et à l’écoute mais sans m’immiscer, sans conseils malvenus, en les laissant libres et en étant moi-même libre. Ce n’est pas si facile ! Cela dépend des périodes, des événements, du caractère de l’un ou de l’autre. En fait, souvent, il s’agit plutôt de nous retrouver simplement, être comme des « pairs » et de partager chacun, en vérité. J’ai à être pour eux une femme, et pas seulement leur mère.
Avec les années, je me sens plus féminine. Peut-être suis-je maintenant plus sûre de moi, plus consciente de mes qualités et mes limites et sans doute plus unifiée intérieurement. De plus en plus, Marie représente pour moi, le modèle d’une femme en qui s’équilibre féminité et maternité. « Réjouis- toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi » lui annonce l’ange. Comme elle et avec elle, je me sens invitée à accueillir et apporter la vie sous toutes ses formes, ainsi que la joie et ce qui est petit, humble ou caché. Me réjouir, exulter de tout mon cœur, louer, rendre grâce, confiante que tout est possible. Et je goûte ainsi à la grâce d’être femme.
En même temps, comme Marie, j’ai aussi eu, parfois, le cœur transpercé par la douleur ou une épreuve. Vivre cette vulnérabilité me montre, également, toute mon impuissance. Devant l’incompréhension de certaines situations, j’apprends à me taire et à « méditer toutes choses en mon cœur ». La vocation de la femme, en toutes circonstances, est d’aimer jusqu’au bout. « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même »

Cet article fait partie du numéro 76 de la revue FOI

Ecouter la voix des femmes

mars-avril-mai 2023

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